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12 juillet 2023

Jean-Marie Lucas : Notre mission, ici au siège, est passionnante

Rencontre avec le délégué général de la SMLH pour un premier bilan du chemin parcouru ces cinq dernières années et un point sur la réorganisation du siège, au service d’un projet associatif incarné localement par les actions menées par les sections.


Comment définissez-vous la mission du siège de la SMLH aujourd’hui ?
L’équipe du siège n’a qu’une mission, soutenir les sections qui agissent sur le terrain pour faire vivre le projet associatif de la SMLH. C’est une mission de service. Soutenir nos sections, comités et sociétaires, c’est notamment les informer en permanence sur l’esprit et le contenu des décisions prises par l’assemblée générale, le champ des possibles, qui est très large, mais aussi sur tous les moyens mis à leur disposition (budget, outils de communication, etc.).


Quels sont pour vous les ingrédients d’une bonne gouvernance de l’équipe ?
Pour délivrer un service de qualité, l’équipe doit être à l’écoute, réactive et s’adapter en permanence aux besoins des sociétaires et au contexte social. Mes coéquipiers doivent alors aspirer à un niveau de polyvalence minimal afin de pouvoir tous répondre aux sollicitations des sociétaires. Car il s’agit bien de soutenir 127 présidents de section, plus de 560 présidents de comité et des centaines de sociétaires qui contactent le siège ou lui rende visite. Une règle d’or : les portes du siège sont toujours ouvertes ! Les sociétaires le savent et nous rendent largement visite.


Nos effectifs sont modestes : 10 permanents, renforcés par quelques bénévoles très investis et des étudiants indispensables et dont le nombre évolue au gré des missions et besoins (alternants, volontaires service civique, autres). Mes coéquipiers doivent aussi jouir de la plus grande autonomie possible. Ils ne seront heureux que s’ils se sentent responsabilisés, investis d’une mission propre et reconnus. La confiance mutuelle est indispensable. C’est ce que je recherche au quotidien pour eux.

 

À quels objectifs répond la nouvelle réorganisation du siège ?
La perfection n’est pas de ce monde même s’il faut sans cesse la rechercher. Le siège s’est une nouvelle fois réorganisé, tant le mouvement est gage de motivation et de remise en question personnelle et collective. Deux pôles opérationnels, baptisés mission rayonnement et mission solidarités/entraide sont créés aux côtés des pôles dits de soutien (Budget/finance – Soutiens techniques – Gestion des ressources) tout aussi stratégiques. Ces deux pôles sont finalement le miroir de ce que fait la SMLH : rayonner et agir sur le terrain des solidarités. Le pôle mission solidarités/entraide voit son effectif clairement renforcé puisque trois personnes lui sont dédiées. Leur mission est de soutenir plus encore les sections sur l’intégralité des chantiers du projet associatif, dans une démarche proactive et stimulante.


Pouvez-vous en dire plus sur ce nouveau pôle « missions solidarités/ entraide » ?
Des nombreux échanges au sein des instances dirigeantes et autres retours du terrain, il ressort aujourd’hui que toutes les actions de la SMLH relèvent d’une démarche globale solidaire et altruiste, en dehors de celle relevant de la communication pure. Soutenir nos anciens dans le cadre de l’entraide, nos autres concitoyens dans celui d’une démarche plus globale, transmettre vers les plus jeunes les valeurs qui nous sont chères, soutenir l’apprentissage ou nos jeunes « méritants », délivrer des bourses, des allocations de solidarité ou d’entraide, tutorer, mentorer, etc. tout cela n’est en fait que solidarité intergénérationnelle, cette solidarité qui fait sens et irrigue toutes les veines de notre projet associatif. Il devenait alors évident qu’un seul pôle du siège soutienne les sections sur ce terrain global des solidarités.

 

Quels sont alors les défis à court terme du siège ?
Les défis de ce nouveau pôle seront clairement de dynamiser tous les piliers du projet associatif à l’instar de ce que l’on a pu constater en deux ans sur le seul terrain de la valorisation de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Depuis la sortie de la pandémie, le nombre de sections organisant localement un prix de l’apprentissage a presque triplé puisqu’elles sont près de 60 en 2022. Ce résultat est avant tout le fruit d’un dynamisme incroyable des sections sur le terrain, mais aussi d’une action motivée et structurée conjointe du siège et de quelques acteurs déterminés dont notre ami Michel Grange, président de la section du Vaucluse, référant national sur ce chantier et administrateur national.


Nous allons donc essayer de stimuler de la même manière les autres domaines d’action définis par notre projet associatif. Sur le terrain de l’entraide proprement dite (entre les décorés) la magnifique dynamique collective du soutien des plus isolés de nos anciens lors du confinement a illustré la force de notre organisation et notre capacité à agir à grande échelle, pour la première fois sans doute depuis la création de notre société en 1921. Mais la question qui se pose régulièrement au siège est bien celle de savoir comment stimuler et soutenir les sections sur ce même segment. La commission entraide/solidarité développe à ce titre des pistes d’actions très pertinentes.

Mais là encore, la section reste maîtresse sur son terrain et tout le monde ne peut pas tout faire. Le siège doit par contre s’assurer que toutes les sections disposent des informations et outils indispensables à la conduite de ses actions, sans les saturer d’informations trop théoriques au risque d’être contreproductif. Là encore, seul le résultat de terrain compte !

Pratiquement, comment comptez-vous vous y prendre ?

Nous commencerons par un tour de piste des sections, à l’occasion d’un échange avec chaque président afin de s’assurer qu’il dispose de toute l’information utile. Puis nous identifierons les domaines sur lesquels chacun aimerait s’investir et les problèmes qu’il rencontre, et ils sont nombreux.

Nous accompagnerons alors ceux qui le souhaitent, et à leur rythme, de nombreuses sections étant cependant déjà clairement autonomes.
Prenons l’exemple du soutien des candidats à la naturalisation sur lequel sont engagées depuis de nombreuses années près de quinze sections et dont la section du Finistère Nord est un des piliers. La veille du premier confinement, près d’une quinzaine de nouvelles sections avaient affiché l’ambition de se lancer sur ce terrain en découvrant l’action de leurs pairs. Mais la pandémie a tout gelé alors que nous avions lancé un forum d’échanges très motivant. Nous allons donc relancer ce projet et les sections qui le souhaiteront pourront s’y rallier.

Nous allons aussi systématiser les échanges transverses et les forums, à l’instar de ce qui fut fait pour le centenaire et le prix de apprentis. Les visioconférences mensuelles, dites comités opérationnels des sections (COS) ont fait leurs preuves et vont être pérennisées. Le siège va organiser des petits-déjeuners d’échanges pour les sections d’Ile-de-France et relancer les forums info-régions, etc. La transversalité est devenue un gage du succès de notre mission.

Les sociétaires peuvent-ils vous rendre visite au siège ?
Oui, bien entendu et c’est même un facteur de motivation très fort pour l’équipe. Chaque année, une dizaine de présidents de section fraîchement élus nous rendent visite et repartent « gonflés à bloc » après une demi-journée, voire une journée de « stage pratique ». Des séances de formations y sont aussi dispensées physiquement. Il suffit de s’y inscrire auprès de Philippe Castiglia qui a délivré une centaine de formations en présentiel ou visioconférence aux bureaux des sections et comités en 2022. Un seul regret cependant, trop de sections ne répondent pas aux relances d’invitations à ces formations qui sont pourtant, au dire de tous, indispensables et très bien dispensées.

 

Des satisfactions ?

Oui, et elles sont quotidiennes. J’en relèverai trois. La première est le plaisir qu’affiche toute l’équipe à remplir sa mission. Je ne fais ici que relater ce qu’observent tous ceux qui nous visitent. La deuxième est l’exceptionnelle richesse des sociétaires et des initiatives que nous découvrons au quotidien. La troisième est le beau chemin parcouru en équipe depuis ces cinq dernières années. Je suis un optimiste et convaincu du rôle stratégique que la SMLH doit jouer au sein de la société française et au-delà même. Son potentiel est énorme et notre mission ici au siège est passionnante.

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